Basse et Guitare
La guitare électrique est mon premier instrument. Je l'utilise principalement pour jouer avec différents pédaliers d'effets. La basse est un modèle fretless (les cases sont juste des repères dessinés) à 5 cordes avec lequel j'expérimente beaucoup, que ce soit du métal, des ragas indiens ou des makams turcs...

Accordages (grave à aigu) :

Basse : B-E-A-D-G
Guitare : E-A-D-G-B-E


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La Citole
Cette citole médiévale a été réalisée sur commande en 2014 par le luthier espagnol Asier de Benito d'après diverses sources iconographiques dont la planche n°150 des Cantigas de Santa Maria, datant du XIIIe siècle. C'est un instrument monoxyle, taillé dans un bloc de tilleul, avec une table en épicéa et des éléments en ébène. Les cordes sont en nylgut, un boyau synthétique. La rosace est un symbole Mudejar, qui fait le lien entre l'Orient et l'Occident. Enfin, la sculpture du cheviller est une tête de loup, clin d'oeil au Roman de Renart et à la littérature médiévale.

Accordage (grave à aigu) : GDADG
Longueur totale : 940mm
Longueur vibrante : 583mm


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Le Cistre


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La Mandole
Cette mandole a été réalisée en 2009 par le luthier ardéchois Philippe Berne. La table est en épicéa, le fond et les éclisses en pommier, la touche en palissandre, et les décorations et marqueteries en bois de rose. La mandole peut être considérée comme une mandoline ténor (même accordage mais une octave en dessous), mais on ne doit pas la confondre avec le bouzouki irlandais ou le mondole algérien qui sont des instruments différents. Les 4 choeurs doubles sont cordés en phosphore-bronze.

Accordage (grave à aigu) : GDAE
Longueur totale : 860mm
Longueur vibrante : 540mm


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Le Banjo
Le banjo ténor, ou banjo irlandais, possède 4 cordes généralement accordées en GDAE, comme le violon ou la mandoline, mais une octave en dessous. Il diffère du banjo américain à 5 cordes qui possède une chanterelle (corde aigue) située au dessus des 4 autres. Le banjo descend de divers luths orientaux et africains à peau tendue, ramenés en Amérique par les esclaves à partir du XVIIe siècle. Celui-ci est un Deering Goodtime 17 frettes (manche court), produit de manière semi-industrielle aux USA.

Accordage (grave à aigu) : GDAE
Longueur totale : 800mm
Longueur vibrante : 530mm


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La Harpe
J'ai fabriqué cette harpe celtique à 23 cordes lors des 33èmes Rencontres Internationales de Harpes Celtiques à Dinan, en juillet 2016, à l'occasion d'un stage de lutherie de 6 jours organisé par le facteur de harpes Sylvestre Charbin. Elle possède 23 cordes en KF (fluorocarbone), la table et le fond sont en contreplaqué, les éclisses, la colonne et la console sont en sipo, un bois exotique venu d'Afrique. Je l'ai équipée de leviers de demi-tons mais la photo est plus ancienne. C'est un instrument moins lourd et plus facile à transporter que la grande harpe celtique.


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Le Sylent Oud
Ce Sylent Oud a été réalisé à Nantes par le luthier Sylvain Bouancheau-Dugast. C'est un instrument démontable et facilement transportable, idéal pour les voyages. En acoustique, il ne produit presque aucun son, ce qui est bien pratique pour travailler discrètement. Amplifié, il pemet un jeu énergique et varié, à la sonorité un peu différente du oud traditionnel mais adaptable à toutes les pédales d'effets prévues initialement pour les guitares. Le Sylent Oud est en acajou et la touche en palissandre. Les mécaniques Gotoh sont situées sous le corps de l'instrument, et une fois plié et rangé dans sa housse il prend moins de place qu'un ukulélé !

Accordage (grave à aigu) : DADGCF (ou CGADGC)
Longueur totale : 690mm
Longueur vibrante : 580mm


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Le Oud
Ces deux ouds ont été réalisés sur le même modèle par le luthier tunisien Abdelhamid Haddad. Le oud tire son nom de "al Ud" ("le bois" en arabe), et c'est sans conteste l'un des instruments principaux de la musique orientale. C'est un instrument très ancien, qui a évolué pour devenir le luth du Moyen-Âge puis de la Renaissance. Arrivé en occident par l'Espagne arabo-andalouse, le oud a été introduit dans la musique médiévale vers le XIIIe siècle. Le oud de gauche est en épicéa, ébène, acajou et palissandre, et celui de droite est en épicéa, palissandre et acajou, avec 3 rosaces finement sculptées.

Accordage (grave à aigu) : DADGCF (ou CGADGC)
Longueur totale : 820mm
Longueur vibrante : 580mm


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Le Saz
Ces trois saz bağlama ont été fabriqués en Turquie : à Istanbul pour les deux premiers, et à Izmir par le luthier Kahraman pour le troisième. Ils possèdent chacun 7 cordes : 2 graves accordées à l'octave, 2 médiums à l'unisson, et 3 aigües (octave et unisson). Les frettes sont en nylon, et peuvent être déplacées. Elles permettent de jouer les micro-intervalles que l'on retrouve couramment dans la musique orientale. L'accordage entrant permet un style de jeu très caractéristique. Le saz est l'instrument emblématique des ashiks (aşık), les troubadours ottomans.

A gauche Au milieu A droite
Accordage :
Longueur totale :
Longueur virante :
A-G-D
1150mm
835mm
C-Bb-F
960mm
630mm
B-A-E
1020mm
700mm


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Le Rabab
Également appelé rubâb ou robâb, ce luth traditionnel originaire d'Afghanistan se trouve dans une aire géographique qui va du Kazakhstan au Pakistan en passant par l'ouest et le sud de l'Iran. La table d'harmonie est en peau et les cordes sympathiques, qui font résonner l'instrument, lui donnent une résonnance bien particulière. Le rabâb de gauche provient de la ville de Herat, proche de la frontière avec l'Iran. Il a appartenu au maitre Rahim Khushnawaz, qui vivait à Mashad, en Iran. Celui de droite a été réalisé à Kaboul, par l'illustre famille de luthiers Qaderi.

Un exemple d'accordage :

Grand rabab Petit rabab
Cordes mélodiques (grave à aigu) :
Bourdons graves (Shahtar) :
Bourdon aigu (Sim-e barchak) :
Cordes sympathiques (Sim-e tarab) :
Longueur totale :
Longueur vibrante :
B-E-A
C-G
C
15
980mm
730mm
D#-G#-C#
E-B
E
13
820mm
640mm


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L'Esraj
L'esraj est une vièle à cordes frottées du nord de l'Inde, apparue au XIXe siècle. L'instrument se compose d'un manche fretté comme le sitar, et la caisse de résonance est ronde, comme le sarode ou la saringa. La table est en peau de chèvre. Il y a 4 cordes de jeu et 15 cordes sympathiques accordées selon le raga. On en joue avec un archet court, tenu paume vers le haut et tendu avec les doigts.

Accordages (grave à aigu) : CGCF, C#G#C#F#, DADG...
Longueur vibrante : 700mm


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Le Târ
Le târ est l'un des instruments les plus célèbres de la musique classique iranienne, mais on le trouve également en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Arménie, en Turquie, en Ouzbékistan et au Tadjikistan. Il s'agit d'un luth à manche long, sculpté dans un bloc de mûrier coupé en deux, évidé et recollé. La table est recouverte d'une peau très fine. Les 3 choeurs sont constitués de 6 cordes très fines en acier et en cuivre. Le manche en noyer et en os dispose de 25 frettes amovibles qui permettent de jouer les micro-intervalles. On joue avec un mezrab, un petit plectre en laiton ou en bronze dont l'extrémité que l'on tient est couverte de cire afin d'assurer une bonne préhension.

Accordage (grave à aigu) : CGC
Longueur totale : 940mm
Longueur vibrante : 660mm


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Le Santour
Le santour est un instrument emblématique de l'Iran. Celui-ci a été fabriqué par le luthier Sadeghi dans du bois de noyer. Contrairement aux autres instruments de l'instrumentarium, il appartient à la famille des cordes frappées : En effet, on joue à l'aide de deux baguettes en bois très fines, les mezrabs, qui permettent de nombreux effets propres à cet instrument. Chaque note comporte 4 cordes, accordées à l'unisson. Les cordes en acier sont jouées de part et d'autre de leur chevalet, alors que les cordes en bronze, les basses, ne sont jouées qu'à gauche des chevalets (que l'on appelle kharak).


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Le Kamâncheh
Le kamâncheh est une vièle iranienne, que l'on retrouve également dans plusieurs pays d'Asie Centrale et des Balkans. "kamâncheh" veut dire "archet", ou "petit arc" en persan. On le confond souvent avec le kemençe turc. Le kamâncheh iranien se joue posé sur le genou, grâce à une pique, et c'est l'instrument qui pivote pour que l'archet puisse atteindre les différentes cordes, contrairement à la majorité des autres vièles jouées da gamba (sur la cuisse). On en joue avec un archet court, tenu paume vers le haut et tendu avec les doigts.

Accordages (grave à aigu) : CGCF, CGCG, DADG, DADA...


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